
Romains 1.17.
Durant quelques minutes, nous essayerons de comprendre ce verset à
travers l’apôtre Paul. Dans la Bible, le mot « FOI » a de nombreux sens. Il peut
renvoyer à la fidélité (Matt
24.45), à la confiance
absolue comme dans le cas de personnes qui ont cherché la guérison auprès de
Jésus (Luc
7.2-10), ou bien à une
ferme assurance (Heb 11.1). L’apôtre Jacques
dans on épître nous parle de la foi dans un sens négatif, à une croyance stérile qui ne
produit pas dans les actes (Jacq 2.14-26). Mais alors, que veut dire Paul lorsqu’il
parle d’une foi qui sauve ?
Pour bien comprendre notre sujet et ce que
l’apôtre veut nous enseigner, regardons ce qu’il nous dit à travers la compréhension du
salut. Il ne s’agit pas de quelques
choses que nous devrions faire pour être sauvés. Si tel est le cas, la foi ne serait qu’une œuvre de plus. Or il déclare sans la moindre ambigüité que
les efforts de l’homme ne peuvent jamais le sauver (Gal 2.16). La foi
est un cadeau que Dieu nous fait parce qu’il nous sauve (Eph 2.8).
C’est la grâce de Dieu et non notre foi,
qui nous sauve, mais lorsqu’il
nous sauve, sa grâce l’amène à nous donner la foi, càd une relation avec son
Fils qui nous aide à devenir semblable à lui.
Regardons ces quelques versets en détail pour mieux comprendre.
Pour commencer, la Bible nous dit que la foi est
une ferme assurance (Héb 11.1). Que
veut-il nous dire ? L’auteur
nous dit ici que la foi est la
confiance en la fidélité de Dieu, la
conviction que ce que Dieu déclare est vrai et ce qu’il promet
s’accomplira. La Foi est une
conviction basée sur l’expérience
passée. Le point de départ de la foi
consiste à croire en la personne de Dieu,
il est ce qu’il dit être. Lorsque
nous croyons que Dieu accomplira ses promesses sans pour autant les voir se concrétiser,
nous démontrons la réalité de notre foi (Jn 20.24-31).
Quelqu’un a dit un jour que « la foi commence là où s’arrête le possible. Si
c’est possible, alors Dieu n’en retire aucune gloire ».
Comme nous venons de dire, la foi est une
conviction en la fidélité de Dieu (dans
ses promesses) (Matt 24.45). Ainsi Matthieu nous dit qu’un vrai serviteur
démontre son vrai caractère par la façon dont il se conduit en attendant le
retour de son maître. Ce sera un
serviteur fidèle et prudent que le
Seigneur trouvera entrain de prendre
soin du peuple de Dieu. Et Paul dire à
Timothée de garder la foi (comme il l’a
fait) n’est pas seulement réservé aux géants de la foi, mais pour tous ceux qui
attendent le retour de Jésus avec impatience.
En faite à travers l’exemple du serviteur
fidèle, l’apôtre Paul nous fait comprendre dans ses
écritures que la foi n’est pas
simplement une œuvre en plus, càd que
l’homme ne peut se sauver lui-même (Gal 2.16). Ici, Paul
nous dit que le seul moyen d’être sauvé c’est par la Foi en Jésus et non par
nos œuvres basé sur la loi (observation
de la loi). Or la loi n’a pas le pouvoir
de nous rendre acceptable auprès de Dieu.
Elle a néanmoins un rôle
important à jouer dans notre vie chrétienne. Elle nous préserve du péché en définissant la
norme de comportement, mais aussi nous
convainc de péché et nous donne l’occasion de demander pardon et enfin surtout
à nous appuyer complètement sur Christ car sans lui, nous ne pouvons le
respecter parfaitement.
Ainsi pour
pouvoir nous sauver, nous avons besoin de la foi, de ce don, ce cadeau
offert par Dieu à l’homme (Eph 2.8). C’est grâce à la faveur imméritée de Dieu que
nous devenons chrétiens. Nos
efforts, nos capacités, nos choix ou nos
actes de services n’y sont pour
rien. Pour comprendre cela, prenons un
exemple.
Quand quelqu’un nous offre un cadeau, nous ne
disons pas : « Merci beaucoup. Combien vous
dois-je ? »
L’attitude la plus appropriée
consiste à remercier le donateur. Combien de personnes aujourd’hui et
dans le passé, même après avoir reçu le
salut, se sentent pourtant obliger de se frayer
leur propre chemin vers Dieu ! Puisque notre salut et même notre foi sont des
dons, nous devrions plutôt réagir par la
reconnaissance, louange et joie.
En faite à travers la Bible, nous voyons
que la bonne nouvelle nous montre à la fois combien Dieu est juste dans
son plan du salut pour nous et comment nous pouvons recevoir la vie éternelle. Dans
notre texte de base, Paul dans Rom 1.17 nous dit que l’intention de Dieu
était que le peuple regardait au-delà du sacrifice, càd vers le Seigneur. Mais au lieu de cela, le peuple s’est
focalisé sur l’accomplissement des rituels, spécialement sur les sacrifices. Quelle tragédie de faire de la foi une œuvre
qu’on cherche à développer soi même. Nous ne pouvons pas nous approcher de Dieu sur la base de notre
propre foi, pas plus que le peuple de l’Ancien Testament avec leurs
sacrifices. Nous devons accepter son
offre gratuite avec reconnaissance et
lui permettre de planter la semence de
la foi en nous.
En conclusion
Par la foi, nous pouvons participer à cette justice. Nous
ne possédons aucune justice naturelle (Rom 3:10-12), mais par la foi, nous
pouvons obtenir la justice de Dieu, celle de Christ. La justice de Dieu nous
est accordée non seulement pour que nous puissions hériter du salut, mais
également pour que puissions mener une vie juste sur la terre. Nous devons
vivre de façon juste par la foi.
En faite devenus disciples de Christ par la foi, nous
devons maintenant, par la foi, vivre comme Christ. La foi est donc essentielle,
non seulement au commencement de notre vie chrétienne, mais jour après jour.
Enfin lorsque nous croyons en Christ, nous recevons sa
justice ; en d’autres mots, nous sommes déclarés innocents, nous sommes justifiés (Rom 5:1-2). Dieu n’a donc plus de raison
de nous punir pour nos péchés. Au contraire, Il nous pardonne et nous adopte
comme ses enfants. Dès l’instant où nous sommes justifiés, nous sommes sauvés (Rom
5:9-10). Et avec le salut nous recevons la vie éternelle.
N’essayons donc jamais d’obtenir le salut en suivant quelque loi ou coutume
humaines. Nous ne pouvons pas acquérir le salut en accumulant des mérites. Cet
effort restera toujours vain. Si nous essayons de gagner notre salut par nos
propres œuvres, nous rejetons en fait l’œuvre de grâce accomplie par Christ
(voir Rom
3:20,28).